<p class="postDate"><abbr class="published">2002</abbr></p>

<p class="legend">
<span class="neur-num">Neurone 1</span> :
<span class="neur-type">routarde</span> &middot;
<span class="neur-num">Neurone 2</span> :
<span class="neur-type">ventre a pattes</span>
</p>
<p>Il y a des soirs... ou l'on decide, par flemme, par envie de changement, 
ou pour quelque autre raison, de se passer de casseroles et de laisser a 
d'autres le soin de vous remplir la panse.
</p>
<p>C'est le royaume du <em>P'tit restau sympa</em>, l'endroit convivial
et pas chiant ou les grands enfants se retrouvent comme "a la maison", le 
territoire sans partage du jap' et du tex-mex, la propri&eacute;t&eacute; 
intellectuelle du lounge branchouille. Tous ont leur rideau, porte lourde 
ou noren, chacun a son pas de porte pour vous mettre dans l'ambiance.</p>

<p>Et puis il y a les aberrations physiques, les monstres inexplicables, 
les pas de porte qui, improbables, donnent sur un trou de ver et vous emmenent
de gr&eacute; ou non &agrave; l'autre bout du monde. J'imagine bien certainement
qu'un trou de ver ne se trouve pas si facilement et n'est probablement 
pas bon march&eacute;, mais apr&egrave;s tout, &agrave; choisir entre 
les frais de decoration et d'ambiance et la recherche d'un trou de ver, 
vous avouerez que le second a plus de classe.</p>

<p>Lors d'une de mes explorations culinaires a Tokyo, je suis
tomb&eacute; sur tel restaurant spatio-temporel : en lieu et place du
<em>thai de base</em>, du mobilier metal et agglo, cheap a souhait,
ann&eacute;es 60, murs en t&ocirc;le ondul&eacute;e couverts de posters
color&eacute;s, bouffe en quantit&eacute;s astronomique...</p>

<p>Hic, il fallut traverser, a l'envers, le trou de ver pour rejoindre 
la caisse. J'eus appr&eacute;ci&eacute; une note a l'instar du reste, 
l&eacute;g&egrave;re et &eacute;pic&eacute;e, elle fut au contraire bien
japonaise : sal&eacute;e. Tant pis.</p>


